[Après le match...]

Récurence et défaillance

Le dimanche 19 décembre 2010 à 10h00 par Olivier

Récurence et défaillance

Bordeaux, Nancy, Sochaux, Toulouse, autant de déplacements, autant de débuts de matchs intéressants et au bout du compte quatre défaites, aucun but et une frustation légitime. Un oubli, un défaut de vigilance, une grosse erreur individuelle et c’est le match qui bascule. A ce rythme, seule la lutte pour le peu motivant ventre mou semble occuper l’horizon des lorientais. Et ce ne sont pas les belles prestations à domicile qui évacueront les regrets et les interrogations qui entourent cette équipe, au potentiel indéniable mais d’une fragilité déconcertante hors de ses bases.

La nalyse

Comme toujours, on a cru qu’enfin à l’extérieur les merlus avaient pris le match dans le bon sens. De la mobilité, de la disponibilité, des toulousains privés de ballon, une envie de se projeter vite vers l’avant, les belles intentions d’avant-match semblaient enfin promises à un bel avenir dans la cité toulousaine. Pourtant, les bases des scénarios précédents à Sochaux, Bordeaux ou Nancy, se mettaient insidieusement en place. La possession de balle se faisait stérile n’occasionnant quasiment aucune frappe digne de ce nom tandis que Gameiro et Amalfitano paraissaient bien seuls à proposer des situations amenant un semblant de danger. Le manque de spontanéité, de justesse technique et de simplicité en phase offensive ainsi que l’éternelle discrétion de Kitambala hors du Moustoir ne permettaient pas d’inquiéter suffisamment des toulousains aux intentions attentistes clairement affirmées. Encore une fois, trop vite dans le match, le fragile château de cartes morbihannais allait s’écrouler. Mal positionnés, manquant de vigilance et d’un minimum de réflexion, les merlus se faisaient cueillir sur un contre trop facile de 80 mètres suite à un corner. Le ver était dans le fruit. Incapables cette année à l’extérieur de revenir au score quand ils encaissent le 1er but (seul lors du premier match à Auxerre, Lorient a su égaliser après avoir été mené), les merlus n’ont pas failli à leur réputation et ont semblé encore une fois incapables d’inverser l’immuable tendance. Une grossière erreur individuelle plus tard, décidément les dégagements resteront une tache indécrottable sur le talent d’Audard, le match était plié et les lorientais cantonnés à écoper face à des toulousains se décidant enfin à proposer un peu de football. On ne peut pas dire que les joueurs aient fait preuve comme à Sochaux ou Bordeaux d’un manque de motivation évident mais les raisons d’un tel comportement semblent obscurs tant la cohérence collective de l’équipe est réelle et les intentions semble-t-il clairement affichées. La colère sourde d’Amalfitano à la fin du match au micro de Foot+ semble non feinte mais devra amener de la part des joueurs une réflexion réelle sur leurs comportements. Alors oui, les limites de l’équipe s’affichent ici en grand mais nul doute que Christian Gourcuff ne se satisfera pas d’un constat aussi fataliste et saura profiter des prochains jours de repos pour trouver une solution ou du moins des réponses au mal lorientais hors du Moustoir. Garder l’esprit des matchs à domicile et continuer à ravir le Moustoir tout en trouvant les clés d’un jeu enfin efficace à l’extérieur, parait l’équation à plusieurs inconnus que l’ancien professeur de mathématiques devra résoudre pour ne pas voir le FCL s’enfoncer sans passion dans le ventre mou et lénifiant de la Ligue 1.

On a aimé

- Encore une fois hors de nos bases, pas grand chose malheureusement !
- La confirmation du talent de Coquelin.
- Voir qu’il y a encore des supporters lorientais à se déplacer pour supporter leur équipe hors du Moustoir.
- Le premier quart d’heure lorientais
- Le mouvement collectif toulousain sur le 3ème but. Le seul de la soirée pour Toulouse.

On n’a pas aimé

- Le cassoulet avalé de travers !
- Le dégagement d’Audard même si on espère toujours, sans illusions, le voir enfin progresser dans ce domaine.
- La frustration récurrente des déplacements lorientais.
- Les faiblesses affichées par certains supposés cadres notamment sur les côtés.
- Le nombre minime d’occasions de but.
- Posséder autant le ballon et ne pas s’en servir plus efficacement
- Les moments d’égarement et de panique de l’équipe alors que rien ne l’y incite.
- Les trop nombreux centres aériens pour nos joueurs de tête.
- Le repli défensif sur le 1er but, un modèle du genre !
- S’en prendre 3 à l’extérieur... même si c’est mieux que 6, le ratio reste le même...

Quelques observations en vrac

- Six matchs à l’extérieur sans marquer de buts, on se languit de voir l’attaque virevoltante du Moustoir exporter ses talents hors du Morbihan.
- Toulouse reste un ville de rugby, même avec des tarifs uniques à 5 €, le stadium n’était pas plein. Pourtant c’était du lourd en face lol
- L’équipe ayant toujours brillamment rebondi après un "grand" match à l’extérieur, l’opposition contre Montpellier s’annonce sous les meilleurs auspices. Ou alors c’est la fin des haricots...
- Finalement, un 0-0 tout pourri à Brest, c’était une sacrée performance.


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