Loïc Féry : « Croire, c’est pouvoir »

Le lundi 31 mai 2010 à 12h23 par Erwan

Loïc Féry : « Croire, c'est pouvoir »

C’est à Londres, dans les bureaux de Chenavari situés entre Hyde Park et Buckingham Palace, que nous avons rencontré le Président Loïc Féry pour une interview. Après un rapide bilan de la saison écoulée, il revient plus en détail sur sa fonction de président, sur le monde du football et bien sûr sur la période actuelle des transferts. On apprend, entre autre, que le club a été sollicité pour beaucoup de ses joueurs, et pas uniquement pour ceux à qui on pourrait penser en premier. Loïc Féry, qui souhaite prendre des responsabilités à l’UCPF, veut rester ferme sur la répartition actuelle des droits télé face aux gros clubs qui voudraient la revoir.

Retour sur la saison 2009/2010

FCLorient.net : En quelques mots quel est votre sentiment sur le bilan sportif de cette saison qui vient de s’achever ?
Loïc Féry : C’est avant tout beaucoup de satisfaction qui prédomine au sein de toutes les équipes du club, sportives, techniques et administratives. Tout le monde au FCL, à tous les étages et dans tous les services, a beaucoup travaillé cette année et a fait preuve de constance et de détermination.
Le bilan sportif, avec la 7eme place de L1 et la montée en CFA pour la réserve, est donc une belle récompense... On sait tous toutefois qu’il reste beaucoup de travail, car cette 7eme place n’est pas un aboutissement. Le FCL doit continuer à se structurer pour progresser. C’est sur la durée que l’on deviendra un grand club, faisant partie de l’élite du football français.

Vous avez paru très déterminé et très attaché à cette 7ème place dans vos déclarations à l’issue du match contre Monaco. Pourtant, des joueurs ont évoqué un certain relâchement en cette fin de saison où, je cite ce qu’on a pu lire dans la presse, "il n’y a plus grand chose à jouer".
LF : Oui, même si nous sommes dans un environnement professionnel, on ne doit pas oublier que les valeurs du sport prédominent. Un vrai compétiteur doit me semble-t-il toujours vouloir aller chercher plus haut et ne peut se contenter d’une place anonyme, dans le ventre mou du Championnat. Cela me paraissait donc normal de rester ambitieux, jusqu’au bout. J’ai ce caractère qui me pousse à croire que vouloir, c’est pouvoir, à condition de se donner les moyens, en travaillant, beaucoup.
On sait cela dit que parfois les groupes pros se désunissent et sont moins motivés quand les places d’honneur sont envolées. C’est donc tout à l’honneur du groupe d’être allé chercher cette 7eme place. Elle signifie beaucoup pour le FCL. Place historique, mais aussi pour la 1ere fois, Lorient termine en tête des clubs professionnels de Bretagne, et c’est quelque chose qui compte beaucoup pour nos supporteurs. Enfin, je pense aussi le souvenir d’y être parvenu peut agir comme un facteur de confiance pour le groupe l’an prochain.

Comment avez-vous vécu ces moments d’égarement sur quelques matchs cette saison ?
LF : En tant que supporter, j’étais déçu. En tant que dirigeant, je les ai regrettés, tout en ayant la conscience que nous avons fait preuve d’énormément de constance cette année. Il me semble que nous n’avons pas perdu deux matches de suite cette saison en L1, ce qui est une véritable performance. Certes, il nous a effectivement manqué un déclic de temps à autres et nous avons connu des “points bas” dans la saison, notamment à Sochaux, Nice ou à Nancy. Mais pour moi, le plus difficile à vivre a été notre non match à Boulogne. Au delà de la défaite, c’est la prestation individuelle de la plupart des joueurs qui m’a fait vraiment réagir. J’ai considéré que le groupe avait presque commis une faute professionnelle ce jour-là, et je leur ai évidemment dit, juste après le match. Perdre oui, cela arrive, mais à condition de tout donner et de tout essayer. Dans l’engagement et la volonté, ce soir là il y avait vraiment peu de choses et je ne l’ai pas accepté.

Qu’a-t-il manqué au FCL pour prendre le wagon européen ?
LF : Il nous a manqué un peu de réussite contre les équipes qui ont terminées européennes, surtout à domicile. Je note que nous ne sommes pas loin, car nous avons mené au score à domicile contre Lyon, Marseille et Bordeaux (en Coupe). Si nous finissons ces matches comme nous les commençons, cela change beaucoup de choses au classement final. Cela dit, rappelons nous aussi que nous avons eu un peu de réussite sur certains matches, notamment la victoire à Toulouse ou l’égalisation de dernière minute contre Montpellier…
Mon avis est que chaque année, le club emmagasine un peu plus d’expérience. Notre objectif, c’est de progresser chaque année. Si on y arrive, on aura devant nous de belles choses dans le futur, et probablement donc des échéances européennes. Cela dit, ne mettons pas la charrue avant les bœufs ! On travaille pour progresser.

La fonction de président

Comment avez vous vécu cette première année de présidence de club de foot de ligue 1 ?
LF : Avec beaucoup de bonheur et d’engagement. Je sens bien que ce rôle implique des responsabilités par rapport aux supporters du club, qui aspirent à voir le club grandir. Je veux en être digne. Mais également avec beaucoup d’humilité. Je suis dans un milieu nouveau et je pense que l’on peut toujours faire mieux, avec l’expérience. J’ai encore des choses à apprendre et j’espère donc que les supporters seront compréhensifs si nous faisons parfois des erreurs...
J’essaye d’apporter ma touche personnelle dans la gestion du club, d’avancer dans un cadre auquel je crois, notamment à un football spectacle, ouvert au plus grand nombre de nos supporters. Je crois beaucoup au fait que le FCL ait un rôle sociétal au sein de l’agglomération lorientaise. Je suis né avec la conviction que tout est possible dans la vie, avec du travail, de la méthode et beaucoup de persévérance… Les supporters peuvent nous aider, en mobilisant d’avantage autour d’eux. Avec beaucoup d’envie, tout peut arriver !

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette saison de découverte du football professionnel ?
LF : Je pense que c’est la qualité des relations entre les clubs. Les médias ont tendance à opposer les présidents de club, qui il est vrai ont parfois des objectifs incompatibles les uns avec les autres. Cela dit, il existe une vraie proximité entre les présidents, et d’une manière générale entre les dirigeants des clubs professionnels. C’est une famille que je suis heureux d’avoir rejointe et dans laquelle je compte m’établir durablement.

Les chefs d’entreprise qui arrivent dans le foot sont souvent surpris des mœurs de ce sport. Avez-vous déjà été confronté à des comportements étonnants de la part d’agents ou de joueurs ?
LF : Non pas vraiment. Sauf peut-être dans une circonstance où un agent m’a vraiment manqué de respect. Mais c’était une exception car je trouve que le monde des agents n’est pas en adéquation à l’image, globalement mauvaise, qu’il véhicule. Je crois que le foot d’aujourd’hui n’a rien à voir avec les pratiques qui étaient en vigueur il y a 15 ou 20 ans. Je suis un homme de chiffres et j’aime les choses carrées. Il me semble que la DNCG française a contribué fortement à faire du foot français un exemple, en terme de probité, de rigueur et de transparence. On ne peut que s’en réjouir.

Etait-ce facile de concilier vos activités professionnelles dans la finance à Londres et votre poste de président ? Savez-vous facilement déléguer ?
LF : Je pense qu’on ne peut réussir qu’en équipe, autour d’une équipe forte. Comme dans mon entreprise, je m’appuie au FCL sur des hommes clefs, notamment Christian Gourcuff, à qui j’ai souhaité confier des responsabilités élargies, et bien sur Serge Areguian qui est le Directeur General du FCL et qui pilote au quotidien nos 130 salariés. Je m’entretiens plusieurs fois par semaine avec lui, généralement le soir quand tout est calme. J’échange par ailleurs avec Christian Gourcuff une à deux fois par semaine.

Combien de jours par mois passez-vous au club ?
LF : Je suis en moyenne à Lorient deux fois par mois, la plupart du temps le week-end.

Alain Le Roch possède-t-il toujours des parts dans le capital du FCL ?
LF : J’ai récemment racheté les parts d’Alain Le Roch, comme nous en avions convenu l’été dernier. C’était un passage de témoin, dans la continuité comme nous le souhaitions tous les deux. Je le remercie de sa confiance...

Lui demandez-vous parfois conseil ? Quels sont désormais vos rapports avec lui ?
LF : J’ai de très bonnes relations avec Alain Le Roch. Je le vois évidemment autour des gros matches à Lorient auxquels il assiste toujours, mais récemment de temps en temps. Nous avons récemment déjeuné ensemble à Paris. Son expérience est importante. Je lui suis très reconnaissant de m’avoir choisi pour reprendre le club, car il avait beaucoup d’autres options. On a vu que les changements d’actionnaires dans un club sont souvent des moments déstabilisants pour un club (exemples notamment Strasbourg et Nantes) et c’est donc à son honneur d’avoir évité ce genre de chaos...

Envisagez-vous prendre des responsabilités à la Ligue ?
LF : J’ai récemment fait part au Président de l’UCPF et au Président de la Ligue de mon souhait de me présenter au Comite Exécutif de l’UCPF (élections en fin d’année) et de voir le club plus représenté dans les différentes commissions de la Ligue. De nombreux sujets qui définissent l’avenir du football français se discutent dans ces instances et il me semble important que nous soyons au cœur de l’action en participant activement au débat d’idées et à la prise de décisions.

Comment est organisé le recrutement au club ? Quel rôle y jouez-vous ?
LF : Nous avons une cellule de recrutement, pilotée par Christian, qui ensuite définit les priorités et fait les propositions. J’ai demandé à ce que pour chaque poste, nous ayons une liste de joueurs cibles en fonction de chaque "budget de recrutement". Nous décidons ensuite conjointement avec Christian et Serge comment allouer notre budget de recrutement, dans cette matrice poste/budget.

Votre souhait de diminuer la part fixe des salaires au profit de la part variable rencontre-il un écho favorable chez les joueurs ?]
LF : Oui. Les joueurs d’avenir ont bien compris l’intérêt pour eux d’être complètement alignés avec le club. Si les choses fonctionnent bien pour le club, ils gagnent plus que si nous avons des difficultés. C’est un modèle simple, mais qui prend du temps à expliquer dans la mesure où certains ont une approche suicidaire et prennent de très gros risques financiers... Avec la notion de fair play financier, ceci risque d’être plus simple.
Cela dit, il est plus difficile pour des joueurs en fin de contrat qui approchent la trentaine d’accepter ce genre de contrat, car dans ce cas la leur choix de club est moins un choix sportif et ils préfèrent assurer une partie fixe plus importante... Toutes proportions gardées, Arsenal a aussi eu une approche salariale innovante en Angleterre en privilégiant au maximum le variable.

Communication et médias

L’ouverture du marché des paris sportifs va t elle changer quelque chose dans le championnat de France d’une façon générale et pour Lorient en particulier ? Avez-vous été approché par des acteurs des paris en ligne qui souhaiteraient devenir partenaires du FCL ?
LF : Oui nous avons été évidemment approchés et nous sommes en discussion avec plusieurs d’entre eux pour étudier le meilleur partenariat pour le FCL. Au delà de l’apport financier, nous cherchons à mettre en place des partenariats de qualité avec les entreprises qui nous accompagnent. Nous avons choisi la continuité avec nos partenaires importants pour la saison prochaine (La Trinitaine, B&B Hotels, Armor Lux et Cap L’Orient). Un gros nouveau partenaire est en cours de finalisation. Le socle de nos partenaires moyens et petits est aussi essentiel dans l’économie du club et nous avons donc une démarche globale... Nous avons besoin de toutes les énergies des entreprises qui peuvent nous accompagner !
Cela dit, l’apport des “betters” comme il est convenu de les appeler est une manne financière pour les clubs de L1 (NDLR : 220 M€ sur 2 ans), qui sont durement touchés par la crise et la fin programmée du DIC. On ne peut l’ignorer.

Quelle est votre position sur la répartition des droits TV ? Que pensez-vous de la position de JM Aulas and co (Aulas/Triaud/Dassier/Leproux) qui veulent un système plus inégalitaire favorisant les gros clubs, ainsi qu’un retour à 18 clubs en L1, qu’ils soient d’avantages représentés dans les instances de la ligue, et enfin que les clubs européens soient d’avantage protégés ?
LF : Le Championnat français est déjà beaucoup plus inégalitaire que les gros Championnats comme l’Allemagne et l’Angleterre (rapport entre le 1er et le dernier en termes de droits TV). Ma position est simple : il n’est pas envisageable que cette répartition bouge d’un iota. Je crois que les ¾ des membres de la Ligue pensent comme moi et c’est sain pour le football français.

Jean-Michel Aulas, qui fait rarement l’éloge d’un entraîneur ou d’un joueur gratuitement, semble devenir un vrai supporter du FCL depuis quelques jours : propos sur Lorient et C. Gourcuff au micro de Canal « J’adore Lorient, j’adore Christian Gourcuff », coup de fil de félicitations après Lille.
Qu’en pensez-vous ? Est-ce sincère ? Ou simplement un concours de circonstances qui place le FCL de façon ponctuelle dans son champ de vision ? (place en ligue des champions et transfert de Y. Gourcuff)
LF : Je pense qu’il était évidemment sincère : il était heureux que nous ayons joué le jeu. Je pense que sa réaction est normale, étant donnés les enjeux. J’aurais probablement fait la même chose à sa place en l’appelant (pas forcement en le disant toutefois). Cela dit, nous n’avons pas battu Lille parce que cela arrangeait Lyon, mais parce que nous voulions la 7eme place.

Est-ce que le concept des cafés merlus va être développé en dehors du Morbihan et du Finistère sud dans des villes où l’on peut trouver des lorientais partis travailler (Rennes, Nantes, Paris, ...) ?
LF : Nous y réfléchissons. Toutes les initiatives sont les bienvenues, à condition qu’elles soient crédibles et portent le nouvel élan du FCL. Toutes les bonnes idées seront étudiées par notre département Marketing.

Intersaison

Faut-il s’attendre à un profond renouvellement de l’effectif la saison prochaine ?
LF : Quand j’ai repris le club, plusieurs joueurs n’avaient pas été prolongés (parfois parce que des interrogations physiques existaient) et il s’est avéré difficile ensuite d’envisager une prolongation, dans la mesure où à partir de janvier ces joueurs pouvaient librement négocier un contrat avec un nouveau club. Dans l’environnement économique morose, les clubs sont très généreux avec les joueurs “libres”… Nous avions plusieurs joueurs dont le contrat expirait cette saison, notamment Vahirua et Marchal, deux joueurs ayant un vécu important au club. Nous avons fait beaucoup d’efforts pour essayer de les conserver… Mais au delà d’une certaine limite, nous avons décidé, avec Christian et Serge, de ne pas entrer dans une surenchère dangereuse. Je pense qu’au final ce ne sont pas les arguments sportifs qui ont joué. Maintenant, je respecte le choix des joueurs, qui sont à un moment de leur carrière où ils négocient peut-être leur dernier gros contrat… Quant à la question sur le renouvellement de l’effectif, il ne faut pas être naïf : chaque année, les effectifs évoluent et nous travaillons pour faire en sorte que ces évolutions aillent dans le bon sens. Lorsque je suis arrive au club l’été dernier, trois joueurs majeurs du club avaient été transférés (Ciani, Abriel, Jallet) et tout le monde – médias évidemment compris – s’attendaient à ce que le FCL passe une saison compliquée et on a vu qu’au final, non seulement les joueurs arrives ont largement remplacé les partants, mais en plus l’équipe a progresse, grâce au travail de Christian et du staff technique

Etes-vous en mesure de nous donner des sommes minimum de vente pour les éventuels partants ?
LF : Si vous êtes vendeurs, vous avez un prix de vente fixe et vous recherchez des intérêts acheteurs. Nous ne sommes pas du tout vendeurs, donc il n’y a pas de somme minimum fixée. J’ai dit que j’écouterai uniquement les offres qui ne se refusent pas. Pour l’instant il n’y en a pas eu. Notre priorité est la compétitivité de l’équipe. Si un joueur part, on devra pouvoir le remplacer…

Quels sont les joueurs en cours de contrat pour lesquels le « bon de sortie » sera difficile à obtenir ?
LF : Personne n’est intransférable, mais il n’y a de bon de sortie pour personne. Les sollicitations concernent une large partie de l’effectif : Gameiro et Koscielny, qui ont fait une belle saison et auraient pu faire partie de la liste des 23 pour la Coupe du Monde, sont les plus sollicités. Mais nous avons été appelés aussi pour Morel, Amalfintano, Fanchone, Audard, Monterubbio, Jouffre, Sosa... Quel président ne souhaite pas que ses joueurs soient courtisés par d’autres clubs ? Je préfère cela que l’inverse ! C’est la contrepartie d’une compétitivité sportive accrue et d’une saison réussie.

Vous voulez surtout augmenter le pouvoir attractif du FCL : Le nom des recrues sera donc un premier indice. Peut-on espérer voir arriver des joueurs qui sont aussi sur des tablettes de "bons" clubs de Ligue 1 ?
LF : Oui bien sur, même si nous nous attachons autant à la personnalité des joueurs qu’à leurs qualités footballistiques pures. Je prendrai l’exemple de Matthias Autret, qui a fait le choix de Lorient, alors que plusieurs très grands club, dont l’OL lui faisait les yeux doux… Il incarne le FCL de demain. Sebastian Dubarbier, qui nous a rejoint en Janvier, et Gregory Bourillon sont d’autres exemples...
Enfin, n’oubliez pas que nous avons “recruté” un certain Christian Gourcuff, qui s’est engagé pour 4 saisons supplémentaires, alors qu’il était sur les tablettes des meilleurs clubs de L1 ! C’était à mon sens nécessaire à notre ambition.

L’arrivée d’un joueur est-elle en cours d’officialisation ?
LF : Le Mercato d’hiver a été significatif de notre manière de faire : nous avons travaillé dans le secret et jusqu’à leur arrivée, le dernier jour du mercato, personne n’était au courant que nous étions en train de négocier l’arrivée de Sebastian Dubarbier et de Gregory Bourillon… Il ne faut pas oublier que le FCL a été un des clubs qui a investi le plus en Janvier (après Lyon et à égalité avec Sochaux je crois) et que ces recrutements ont été faits pour anticiper les éventuels départs de Marchal et Vahirua… Ma philosophie est qu’il est toujours important d’anticiper : c’est vrai dans le foot comme dans d’autres industries.
J’ai la conviction que la discrétion est la bonne manière de faire avancer nos affaires. C’est difficile, étant donne la médiatisation du foot, mais c’est essentiel. Christian partage ce souhait avec moi. C’est notre manière de faire.

Stade et infrastructures

Êtes-vous satisfait des prestations offertes par la toute nouvelle tribune sud ? Pour quand est prévue l’ouverture des zones commerciales qui se trouvent dessous ? Que pourrons-nous y trouver ?
Pour quand est programmée la migration des bureaux du club vers la tribune sud ?
LF : Toute la tribune Sud sera opérationnelle cet été, y compris la zone commerciale. C’est un bel outil qui nous permettra de recevoir à diner environ 200 personnes à chaque match. On se devait de proposer plus à nos partenaires, si l’on souhaite attirer des partenaires qui investissent davantage dans le club.

Quand espérez-vous voir le site de Kerlir opérationnel ? Quels sont encore les principaux points durs à lever ?
LF : Nous espérons aménager à Kerlir d’ici la fin de l’été prochain (2011) si tout se passe bien. L’enquête publique a récemment rendu ses conclusions : accord favorable sans réserve, qui doit maintenant être entériné par la mairie de Ploemeur, puis nous déposerons le permis de construire, d’ici la fin Juin. Puis 11 à 12 mois de travaux si tout se passe comme prévu. Nous sommes dans les temps, mais maintenant le calendrier n’est plus vraiment dans nos mains. Je remercie les équipes du club qui travaillent sur ce dossier. C’est un dossier compliqué sur lequel nous avançons vite... RDV fin d’été 2011 pour inaugurer le tout je l’espère.

Abonnements

Dans une interview concernant les abonnements dans le Ouest-France du 24 avril, vous laissiez supposer que les abonnements derrière les buts seraient au même tarif dans les deux tribunes. « Il a donc été décidé de baisser les prix pour les 19 matches de la prochaine saison en tribune nord et sud : de 160 €, on passe à 139 €, soit 7,30 € le match de L1. » Pourquoi au final un tarif plus élevé dans la tribune sud ?
LF : Globalement, j’ai souhaité que les prix baissent et je crois qu’on ne peut pas me reprocher cela ! Ma vision est que le remplissage et l’animation du stade sont un facteur de compétitivité sportive. Je n’en fais pas une considération économique. Cela dit, notre produit est un beau produit et nous ne pourrons pas descendre en dessous de ce que l’on fait aujourd’hui. Pour la différence tarifaire au niveau de la tribune Sud, c’est très léger et c’est du à une demande plus forte.

Comment expliquez-vous l’augmentation de 200€ dans une partie de la tribune présidentielle ?
LF : Cela concerne un nombre très faible de places. Pour des raisons que je n’explique pas, les meilleures places du stade étaient moins couteuses que des places plus excentrées. Nous avons logiquement remis en place une cohérence de tarifs. Par contre, nous avons pris en compte les retours des quelques spectateurs concernés, et avons accepté d’étaler sur 2 ans cet ajustement.

Il y a des réductions pour les personnes à faibles revenues : étudiants, demandeurs d’emploi, retraités non imposables et femmes. Pourquoi les femmes ?
LF : Parce que nous voulons encourager les familles à venir ensemble au stade, ou les mamans avec leurs enfants ! Aussi parce que nos études ont montré que notre public est plus masculin que le reste de la France.

Vous voulez faire du public lorientais un douzième homme et évoquez des animations à chaque match ?
Qu’attendez-vous de ce douzième homme ? Pensez-vous avoir trouvé des solutions simples pour transformer le potentiel spectateurs en supporters ?
LF : Je ne sais pas si nous avons des solutions, mais en tout cas nous investissons pour attirer plus de monde et encourageons l’animation... Les clubs de supporters ont une responsabilité, comme les supporters qui viennent au stade. Quand le Moustoir vibre, les joueurs (et le staff) voient leur motivation décupler...

Conclusion

Quel message voudriez vous faire passer aux personnes qui aiment et suivent le FCL ?
LF : On ne bâtit pas Rome en un jour, mais la combinaison des énergies au club, et en dehors du club, notamment au sein des supporters peut nous amener à progresser... Et si nous progressons, qui sait ou cela peut nous amener ? Croire, c’est pouvoir.

Toute l’équipe du site FCLorient.net remercie vivement le Président Loïc Féry d’avoir pris le temps de répondre à nos nombreuses questions.


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